slider 111/ Vous avez lancé un projet de football à cinq nommé "Élite 5 soccer" à Nanterre en collaboration avec l'ancien international français Jean-Alain Boumsong. Pouvez-vous nous en dire davantage?

Je pratique le foot à 5 depuis les prémices de la discipline. J’ai tout de suite adhéré au concept. J’ai donc naturellement eu envie d’ouvrir mon propre centre et avec Jean Alain nous partagions les mêmes idées. C’est pourquoi nous avons travaillé sur un positionnement géographique proche de la Défense afin d’attirer les cadres, qui représentent les pratiquants les plus avides de ce sport. Pour singulariser notre offre, nous avons décidé d’opter pour un positionnement « Premium » en proposant les meilleures installations du marché : pelouses, éclairages, ventilation. Le centre comporte ainsi six terrains (indoor/outdoor), un salon lounge, des vestiaires VIP ainsi que de deux parkings. Nous avons ouvert le complexe au printemps dernier. Lors de notre soirée d'inauguration, nous avons pu compter sur la présence d'anciennes satrs du football comme Lilian Thuram ou Marcel Desailly. 

Doha-skyline-night-1 5121/ Vous travaillez dans le secteur de la finance en tant que consultant pour une banque islamique au Qatar. Pour un lecteur novice, pourriez-vous rappeler les fondamentaux de cette finance dite "éthique" et dont la croissance bénéficie d'un taux à deux chiffres depuis plusieurs années?

Selon le rapport annuel 2011 de S&P, la finance islamique représentait 1140 milliards $, soit près d'1% du volume mondial des actifs financiers. La finance islamique dans son ensemble peut être comparée au bilan du Groupe BNP Paribas. Autant dire une goutte d'eau. Mais alors, pourquoi la finance islamique suscite-t-elle autant d'engouement?

photo 1366635494555-1-0Front al-Nosra / Photo : AFPChercheur et consultant sur les questions islamistes, RomainCaillet (@RomainCaillet) est un historien spécialiste du salafisme contemporain. Ses travaux sont également consacrés à la guerre civile syrienne et plus largement aux rapports sunnites/chiites dans le monde arabe. Installé depuis septembre 2010 à Beyrouth, il a vécu trois ans au Caire et deux ans à Amman.

cheikh bin soltaneCheikh Khalifa bin Ahmad bin Soltan al-Thani1/ Le Qatar a connu, en une quinzaine d’années, un développement impressionnant. En un temps record, il est passé d’un petit Etat qui était totalement inconnu sur la scène internationale à un acteur incontournable de la scène internationale. Comment évaluez-vous ce développement?

Comme vous le savez le Qatar est un Etat rentier, qui possède des ressources et une richesse qui l’ont aidé à atteindre les objectifs qu’il s’était fixés. Parmi les initiatives qui ont permis à Doha de se propulser sur la scène régionale en lui donnant une position politique importante, il y a évidemment les médias qui ont joué un rôle central et qui ont donné au Qatar une vitrine médiatique incontestable. Ces médias ont développé une plate-forme libre et ont travaillé dans le sens des intérêts des peuples. La « renaissance » du Qatar a pu avoir lieu grâce à sa stabilité ce qui n'est pas forcément le cas dans le reste de la région. Grâce à Dieu, notre pays a des institutions solides, une stabilité et une sécurité permanente.

doha goals1) Vous avez initié l'an dernier en compagnie de l'Aspire Zone Foundation, le Doha Goals Forum dont la 2e édition se tiendra du 9 au 11 décembre prochain. Ce forum se présente comme une plateforme de réflexion sur l'enjeu du sport à notre époque. Pouvez-vous nous dire ce qui vous a motivé dans cette initiative?

Depuis plusieurs années, alors que je produisais le forum de Davos, j’ai remarqué à l’occasion de sessions organisées autour du sport et de son impact comme outil de progrès économique et social, l’intérêt des participants à ces rencontres.

lycee-bonaparte-qatar-930 scalewidth 630Lycée français Bonaparte de Doha © Lycée Bonaparte1 - Vous avez enquêté sur le départ précipité du proviseur du lycée français Bonaparte au Qatar[1]. Pouvez-vous préciser la nature de la plainte qui semble être à la base de cette affaire?

Comme je l’ai écrit dans Mediapart, il s’agit d’une plainte pour attitude anti-musulmane, ou plus précisément atteinte à la religion musulmane.

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