guerreemiratqatarCredit : TV PGDepuis les révoltes arabes amorcées à la fin de l’année 2010, une campagne de diabolisation du Qatar est née au niveau international. Son but est de noircir l’image du pays qui a progressivement été dépeint dans le monde francophone comme un émirat rétrograde à la politique douteuse envers les mouvements extrémistes. Cette perception négative semble aussi être partagée dans le monde anglo-saxon. Loin d’être anodine, cette entreprise de dénigrement est en grande partie le résultat d’un lobbying intense de certains États, au premier rang desquels on trouve les Emirats Arabes Unis et Israël. C’est ce que révèle une minutieuse enquête du quotidien britannique The Dailymail qui fait état d’une campagne financée à coups de millions de dollars par le gouvernement émirati.

Depuis quelques années, pas un jour ne passe sans que ne sorte un dossier de presse, une émission ou un reportage sur le Qatar et ses zones d’ombre : soutien présumé aux groupes djihadistes, fonds pour les banlieues, rachat du PSG, corruption pour l’obtention du Mondial 2022, etc. Ce micro-État dérange, inquiète et interroge. Une partie des critiques lancées à son endroit est naturellement légitime (conditions de travail des ouvriers, libertés publiques en souffrance, etc) et il n’est évidemment pas question de les éluder. Mais une autre partie des griefs, parfois se drapant dans des considérations humanistes, sont le reflet d’agendas cachés ou d’intentions peu avouables. Cet article veut donc s’attacher à démêler le vrai du faux sur un sujet qui semble, pour beaucoup, marqué par une certaine opacité. 

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akrambelkaidAkram Belkaid Interview with Akram Belkaid, Algerian journalist and writer

1 / Last October you published a detailed analysis on "below the Qatar-bashing" by mentioning that it was a "campaign orchestrated by the United Arab Emirates and Israel." Since then, relations between Qatar and its neighbors (notably Saudi Arabia) have notoriously improved. Do you think that this campaign is still relevant and that the Emirates are still behind?

One must give credit where credit is due. Indeed, it is primarily the American press, including The New York Times, which highlighted the hidden mechanisms of "Qatar-bashing."

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akrambelkaidAkram BelkaidEntretien avec Akram Belkaid, journaliste et écrivain algérien.
 
 
1/ Vous avez publié en octobre dernier une analyse fouillée sur les "dessous du Qatar-Bashing" en mentionnant que c'est une "campagne orchestrée par les Emirats arabes unis et Israël". Depuis, les relations entre le Qatar et ses voisins (notamment l'Arabie Saoudite) se sont notoirement améliorées. Pensez-vous donc que cette campagne est encore d'actualité et que les Emirats soient toujours derrière?
 
Il faut commencer par rendre à César ce qui appartient à César. C'est d'abord la presse américaine, et notamment le New York Times, qui a mis en exergue les mécanismes cachés du "Qatar-Bashing".
Publié dans Trois questions à
the thelegraphCredit : WebsiteUne partie des dessous du Qatar-bashing semble se dévoiler Outre-Manche. En effet, on apprend qu'une campagne lancée par le journal britannique « The Telegraph » contre le Qatar ayant duré deux mois a coïncidé avec une bataille immobilière entre les propriétaires du journal et l’émirat. C’est ce que révèle une minutieuse enquête du journal en ligne « Middle East Eye » dont nous vous proposons quelques extraits.
 
 
Depuis quelques années, le Qatar est à la Une des médias. Le dynamisme du petit émirat a suscité beaucoup de curiosités. La revers de médaille de cette soudaine exposition a été la campagne de diabolisation dont a fait l'objet le pays. Lancée il y a quelques années, celle-ci nommée également "Qatar-bashing" fonctionne à plein régime dans certains pays comme la France ou le Royaume-Uni.
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Nous vous proposons cette tribune intéressante du serial entrepreneur Georges Chebib sur les dessous du Qatar-Bashing publiée le 17 avril sur le site "Le Plus-Nouvel Obs".

"Le Qatar bashing est devenu le symptôme d'une France angoissée".

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