Le poète, Al Jazeera, le Qatar et nous

vendredi, 01 mars 2013 01:00

Sans titre 5Mohamed Ibn al Dhib (Youtube)La condamnation en seconde instance du poète qatari Mohamed Ibn al Dhib al Ajami à 15 ans d’emprisonnement a fait l’objet d’une large couverture. Nombreux sont ceux qui s’interrogent, à juste titre, sur les ambivalences d’un régime qui s’érige en porte-voix des aspirations démocratiques dans le monde arabe tout en bâillonnant, à l’intérieur, les voix discordantes. Plusieurs leçons peuvent être tirées de cet épisode qui écorne l’image du Qatar et en dit beaucoup sur la nature du régime et sur le peu de considération que les pays occidentaux accordent au respect des droits de l’homme dans leurs relations avec les pétromonarchies.

Il est avéré qu’il n’y a pas au Qatar le même degré d’expression démocratique que dans d’autres pays du monde. Il y a un certain nombre de tabous révélateurs d’une forme de conservatisme de la société et l’intégrité de la famille royale en fait partie. C'est un sujet auquel il ne faut pas s’attaquer. Cela dit, ces limites ne peuvent être le prétexte à des condamnations abusives. En ce sens, le verdict sur l’affaire du poète est plus qu’une erreur, c’est une faute politique.

ob d8ea44985337a6ba586836eaafed1288 gulf-workersMigrant Workers in Qatar Nous reprenons cet article rédigé par la Confédération syndicale internationale qui fait état du triste sort réservé aux travailleurs étrangers au Qatar. L'émirat ne pourra faire office de modèle pour le Golfe s'il ne fait pas de gros efforts pour améliorer le triste sort de cette frange marginalisée qui constitue pourtant les 3/4 de sa population.

Qatar : Le mouvement syndical international avertit que le système de visas de travail facilite le recours au travail forcé.

Au milieu de la frénésie du chantier de la Coupe du monde, le Qatar fait l’objet d’une nouvelle plainte à l’OIT.

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