Qatar Turkey HoroAlors que le président turc s’est exprimé sur la crise pour la première fois en prenant position pour le Qatar, le parlement d’Ankara a voté un projet de loi autorisant l’envoie de militaires dans l’émirat.

Cette décision traduit une volonté de la Turquie de choyer l’un de ses alliés les plus importants au Moyen-Orient. En effet, ces dernières années, le partenariat bilatéral s’est considérablement renforcé tant au niveau de la coopération industrielle, énergétique, militaire que politique. Le volume des échanges commerciaux a décuplé en quelques années et signe de la bonne santé de cette relation, les deux chefs d’Etat se rendent visite plusieurs fois par an.

C’est donc presque naturellement que le président turc a exprimé une position allant dans le sens du Qatar dans la crise qui secoue la région du Golfe. Qualifiant les sanctions prises à l’encontre de Doha de « pas bonnes », Recep Tayeb Erdogan a ajouté : « en tant que Turquie, nous allons poursuivre et développer nos relations avec le Qatar, comme avec tous nos amis qui nous ont soutenus dans les moments les plus difficiles, notamment le putsch du 15 juillet ».

Ces militaires stationneront dans la base permanente turque que l’armée d’Ankara dispose sur le sol de l’émirat. La présence de cette base avait été actée lors de l’accord stratégique de défense signé entre l’émir Tamim ben Hamad al-Thani et Recep Tayeb Erdogan en décembre 2014. 150 soldats turcs y sont déjà stationnés.

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0506 qatar arabie saouditeCredit : euronewsLa crise entre le Qatar et plusieurs pays arabes qui a débuté lundi 5 juin 2017 n’est pas prête de s’éteindre. Etant donné la complexité de la situation, L’observatoire du Qatar vous propose cet article qui permet, en répondant à cinq questions, de comprendre les véritables tenants et aboutissants d’une affaire qui va durablement recomposer l’équation stratégique de la région.

Où en est-on aujourd’hui dans la crise entre le Qatar et ses voisins ?

La situation est très volatile et elle évolue de jour en jour et même d’heure en heure. Mais aujourd’hui, mercredi 7 juin 2017 à midi, voilà ce que l’on peut dire.

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ermir turquieCredit : Anadolu Agency Entretien avec Birol Baskan, professeur adjoint à l'Université de Georgetown au Qatar. Il a publié des articles dans de nombreuses revues académiques telles que Politics and Religion, Insight Turkey, Arab Studies Quarterly, Comparative Political Studies, et International Sociology. Il est l'auteur du livre « Des empires religieux dans des Etats séculiers » (2014) et « La Turquie et le Qatar dans la géopolitique enchevêtrée du Moyen-Orient » (2016).

 

 

 

1. Les relations entre le Qatar et la Turquie sont marquées par une alliance solide qui s’est renforcée ces 15 dernières années avec une envolée depuis le début du « Printemps arabe ». Selon vous, quels sont les principaux éléments qui motivent cette relation ? Et quelles en sont les limites ? 

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qatarbasemilitaireturqueCredit : Middel East Confidential Selon le quotidien turc anglophone Hurriyet Daily News, Ankara et Doha concrétisent la première phase de l’accord signé en décembre 2014 pour l'établissement d'une base militaire permanente turque au Qatar. Six cents soldats et officiers turcs devaient bientôt être transférés dans l’émirat.

La coopération bilatérale entre les deux capitales est sur le point de franchir une étape importante. En effet, la Turquie et le Qatar matérialisent la première phase de l’accord stratégique signé le 19 décembre 2014 à Ankara en vue d'approfondir la coopération militaire, permettant notamment le déploiement de troupes turques sur le sol qatari. Cet accord a ouvert la voie à la prochaine ouverture d’une base militaire permanente qui, selon les médias turcs, sera en mesure d'accueillir à terme un effectif de plusieurs milliers de soldats

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 jerusalemCredit : The Telegraph Pour la troisième fois en un an, l’agence onusienne publie un document officiel où elle condamne les agissements de l’Etat hébreu dans la ville sainte. Cette décision a suscité le courroux du gouvernement israélien qui a promis de réduire son financement à l’ONU.

L’Unesco a adopté mardi 3 mai une résolution rejetant la souveraineté israélienne sur une partie de la ville de Jérusalem. C’est la troisième fois en l’espace d’une année que l’agence des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture se prononce en ce sens et réaffirme une disposition du droit international qui ne reconnaît pas l’occupation par Israël des territoires conquis par la force lors de la guerre de 1967. Le texte rappelle notamment « que toutes les mesures (...) prises par Israël, une puissance occupante, qui ont altéré ou visent à altérer le statut de la Ville sainte de Jérusalem sont nulles et non advenues et doivent être annulées. »

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ermir turquieCredit : Anadolu Agency

Birol Baskan is Assistant Professor at the Georgetown University School of Foreign Service in Qatar. He has published in numerous academic journals such as Politics and Religion, Insight Turkey, Arab Studies Quarterly, Comparative Political Studies, and International Sociology. He is the author of From Religious Empires to Secular States (2014) and Turkey and Qatar in the Tangled Geopolitics of the Middle East (2016).

1. The relations between Qatar and Turkey are marked by a solid alliance that has been gradually woven over the last 15 years with a dramatic acceleration of these since the beginning of the Arab Spring. In your opinion, what are the main elements that motivate this relationship? And what are its limits?

As I recount in my book, in the post-9/11 period Turkey and Qatar had become active players in the Middle East. The regional context was conducive and the two states had internal reasons to be active. Both states had not only employed similar foreign policy strategies, but also come to align their positions on almost all major regional issues. The military coup in Egypt further brought Turkey and Qatar closer as the two states became increasingly isolated in the region. Even though Turkey and Qatar were able to partly break this isolation, the relations between the two have already gained its own inertia and internal dynamics and therefore grown stronger.

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EvethayirCredit : Harbererk 1/ En quoi la révision constitutionnelle va-t-elle profondément modifier le cadre institutionnel de la Turquie? Qu'est ce qui va réellement changer avec l'adoption de cette réforme si elle est validée par le peuple?

La réforme constitutionnelle prévoit le passage du régime parlementaire actuel, consacrant la mainmise de l'Assemblée nationale sur le législatif et l'exécutif (c'est l'Assemblée nationale qui vote les lois et nomme le Premier ministre), à un régime présidentiel. Le régime présidentiel prévoit une séparation nette des pouvoirs, dans la mesure où l'exécutif, désormais seulement représenté par le Président de la République, est nommé au suffrage universel. La stabilité à la tête de l'Etat et la continuité du pouvoir exécutif sont assurées dans la mesure où la nomination de l'exécutif n'est pas conditionnée à une éventuelle coalition entre les partis présents à l'Assemblée nationale. Par ailleurs, cette réforme renforce le pouvoir du peuple turc qui désigne un Président de la République investi dorénavant de véritables pouvoirs et qui ne se contentera pas d'un rôle honorifique. En ce sens, le nouveau système proposé est largement comparable à celui de la 5ème République en France.

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turquiehollandeCredit : Challenges.frLa crise entre la Turquie et certains pays européens a atteint un niveau sans précédent. Depuis le refoulement de l'avion du ministre turc des Affaires étrangères des Pays-Bas, les deux pays sont au bord de la rupture diplomatique. En plus de la Hollande, l'Allemagne est également dans le collimateur des autorités d'Ankara pour avoir interdit un certain nombre de meetings dans le cadre du référendum du mois prochain. Alors qu'une partie du monde musulman se solidarise avec le gouvernement de Recep Erdogan, cette crise pose des questions centrales sur l'avenir des relations entre la Turquie et l'Union européenne et cristallise des enjeux brûlants qui agitent le continent.

Pour bien cerner les tenants et aboutissants de cette querelle au plus haut niveau, il faut mettre en perspective le contexte politique des divers protagonistes. Car, à bien observer la situation, il paraît assez évident qu’au delà des déclarations à l’emporte-pièce des uns et des autres, c’est bien des raisons électoralistes qui ont poussé certains acteurs à mettre en scène une crise dans le but d’en exploiter les dividendes symboliques.

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erdogandoha2017Credit : Qatar-Tribune Le président turc Recep Tayyip Erdogan termine actuellement une visite à Doha au cours de laquelle il a rencontré l’émir du Qatar, cheikh Tamim ben Hamad al-Thani. Il s’agit de la troisième visite d’Erdogan au Qatar et la quatorzième rencontre entre les deux hommes depuis l'arrivée à la tête de l'Etat du dirigeant turc en août 2014. Accompagné d’une imposante délégation ministérielle et d’hommes d’affaire, ce déplacement se place dans le cadre d’une tournée régionale destinée à renforcer les relations bilatérales avec les Etats arabes du Golfe. 

Cette visite s'inscrit dans le cadre d'un important voyage auprès des principaux pays membres du Conseil de coopération du Golfe (CCG). Celui-ci a commencé à Bahreïn suivi de l’Arabie saoudite et doit finir au Qatar pour une durée de deux jours. Au Bahreïn et en Arabie Saoudite, Recep Tayyib Erdogan a été accueilli par les plus hautes autorités, notamment à Riyad où en plus du roi Salman il a eu des entretiens avec le prince héritier Mohamed ben Nayef et le ministre de la Défense Mohamed ben Salman. Preuve de l'importance de ces déplacements notamment sur le plan de la coopération militaire et sécuritaire, le président turc était accompagné du chef de l’état-major Hulusi Akar et du chef des services de renseignements Hakan Fidan.

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rohingyaelectionsCredit : Muslimvillage Le Haut-Commissariat de l'Onu aux droits de l'homme a présenté, le 3 février à Genève, un rapport accablant sur la campagne militaire orchestrée en Birmanie contre la minorité musulmane des Rohingyas. Selon le document, cette politique de terreur a "probablement fait plusieurs centaines de morts" en près de quatre mois. Les Nations unies qui craignent des "crimes contre l'humanité" appellent les autorités à cesser sans délai ce "nettoyage ethnique". De son côté, l'armée birmane a lancé une offensive d'envergure dans l'État de Rakhine avec un niveau de violence sans précédent comme l'a déclaré Ilona Alexander, l'un des auteurs du rapport. Focus. 

Fuyant les persécutions de plus en plus violentes depuis octobre 2016, environ 66.000 Rohingyas ont fui vers le Bangladesh et 22.000 autres ont été déplacés à l'intérieur du pays, selon un rapport détaillé établi par le Haut-Commissariat de l'Onu aux droits de l'homme. Ces chiffres viennent s’ajouter aux dizaines de milliers de réfugiés et déplacés depuis 2012.

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