Capture decran 2018 01 31 a 13.10.58Credit : Twitter/Rachida Dati

Jeudi 1er février se tiendra à Bruxelles une conférence traitant de la « Crise au sein du Conseil de coopération du Golfe et du financement du terrorisme ». Même si l’intention semble louable, le timing comme l’identité des organisateurs interrogent sur les réelles motivations de l’événement. 

Organisée par le Brussels International Center for Research and Human Rights (BIC), la conférence est parrainée par la députée européenne Rachida Dati. Sur le site de l’organisateur, on apprend qu’un membre du cabinet de Julian King, commissaire pour l’Union européenne à la sécurité et chargé de la lutte contre le terrorisme, figurera aussi parmi les intervenants. Jusqu’ici tout semble normal.

GeneveHere is a new example of the media war that the countries of the blockade against Qatar are carrying out. Taking advantage of the nagging accusations that Doha would support terrorism, a Saudi media outlet has relayed a hoax claiming that the Swiss government has launched "an investigation into Qatar's support for terrorist organizations".

On Tuesday January 9, "Infographic_ksa" tweeted a scoop that seems to be of major importance in terms of counterterrorism by the European countries. Informing its 320,000 followers, the media reported that the "Swiss government has begun an investigation into Qatar's support for terrorist organizations." The tweet goes on to say that this investigation is being conducted "in several capitals around the world, targeting suspicious personalities and companies".

n TAMIM QATAR large570La crise entre les pays du Golfe est entrée dans son septième mois et il parait difficile d’espérer une amélioration de la conjoncture à court terme. Au delà de la dispute diplomatique, le niveau des atteintes aux droits de l’homme révélé au grand jour par un rapport onusien donne une indication de la profondeur du clivage entre les protagonistes.

Il s’agit de la première réaction publique issue d’un document détaillé rédigé par une institution onusienne au sujet de la crise dans le Golfe. Lundi 8 janvier, le Haut-Commissariat des droits de l’homme de l’ONU (HCDDH) a en effet remis son rapport d’enquête au Comité national des droits de l’homme du Qatar. Fruit d’une investigation réalisée entre le 17 et le 24 novembre au Qatar au cours de laquelle les fonctionnaires onusiens ont pu échanger avec plus de vingt organismes différents (tant gouvernementaux qu’appartenant à la société civile), le HCDDH en est arrivé à la conclusion que la décision prise par le Quartet (Arabie Saoudite, Emirats arabes unis, Bahreïn et Egypte) apparaît “disproportionnée”, “arbitraire” et même “discriminatoire”. Largement passé sous silence par les organisateurs du blocus et, a contrario, abondamment relayé dans la presse qatarie, ce rapport vient confirmer les conclusions déjà relevées par plusieurs ONG de défense des droits de l’homme.

Does Qatar finance terrorism?

lundi, 08 janvier 2018 09:32

isisThe issue of terrorist financing has been at the heart of the Gulf crisis since late June 5th. In the eye of the storm, Qatar has been criticized in recent years for its benevolent policy towards radical Sunni groups, including Jabhat al-Nusra, the Syrian branch of al-Qaeda. What exactly are these accusations based on? To clarify things, Qatar Observatory offers this analysis, initially published on the orientxxi website, by providing precise answers to this crucial issue in international relations.

Since the series of attacks that hit several Western countries from January 2015, many analysts and politicians have felt obliged to attribute the proliferation of jihadist-inspired terrorism to Qatar. Although regularly placed on the list of suspects, Saudi Arabia has taken over this story to justify the ground and air embargo and the multiple sanctions against his little neighbor.

Le Qatar finance-t-il le terrorisme ?

mardi, 26 décembre 2017 10:33

isis walk

La question du financement du terrorisme est au cœur de la crise qui secoue la région du Golfe depuis le 5 juin. Dans l’oeil du cyclone, le Qatar fait l’objet ces dernières années de critiques pointant du doigt sa politique bienveillante envers les groupes sunnites radicaux, notamment Jabhat al-Nousra, la branche syrienne d’al-Qaïda. Sur quoi reposent exactement ces accusations ? Pour clarifier les choses, L'Observatoire du Qatar vous propose cette analyse initialement publiée sur le site orientxxi en apportant des éléments de réponse précis face à cet enjeu crucial des relations internationales.

Depuis la série d’attentats qui a frappé plusieurs pays occidentaux à partir de janvier 2015, nombre d’analystes et de responsables politiques ont cru devoir attribuer la prolifération du terrorisme d’inspiration djihadiste au Qatar. Bien qu’elle même placée régulièrement sur la liste des suspects, l’Arabie saoudite a repris à son compte ce récit pour justifier l’embargo terrestre et aérien et les multiples sanctions mises en oeuvre contre son petit voisin.

yemen saudi strikes 2016 1 27 1024x595La situation au Yémen atteint un niveau humanitaire dramatique. Subissant les foudres d'une coalition qui multiplie les bavures, le pays s’enfonce dans un cauchemar dont les principaux bénéficiaires risquent d’être les formations radicales.

La guerre au Yémen vient de passer le cap des 1000 jours. Lancé en mars 2015 à l'instigation de l'Arabie Saoudite, ce conflit devait normalement permettre de rétablir un ordre politique stable dans ce pays qui compte parmi les plus pauvres de la planète. Il n’en a rien été et depuis maintenant près de trois ans, c’est toute la nation yéménite qui paie la facture d’une confrontation dont l’un des enjeux est la rivalité qui oppose Riyad à Téhéran dans la course au leadership régional.

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