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Les accusations se multiplient autour du potentiel soutien du Qatar aux groupes jihadistes du Nord-Mali. Après les révélations du Canard enchaîné, c’est au tour de la sénatrice communiste Michelle Demessine, rejointe par Marine Le Pen, d’incriminer Doha.

Devant les nombreuses zones d’ombre que cette affaire suscite, il est nécessaire de rappeler quelques points essentiels et de mettre en évidence quel est le degré et la nature de l’implication du petit émirat dans la région.

1 - Il n’y a pas de forces spéciales qataries dans la zone

Ce qui est certain, c’est qu’il n’y a pas trace d’une présence de forces spéciales qataries dans la zone. Confirmée par une enquête de la DGSE du mois de novembre, cette absence d’éléments militaires qataris se comprend aisément au regard de la relation nouée entre la France et le Qatar depuis plusieurs années.

Le journal libanais arabophone As Safir a publié une analyse sur les ressorts du "Soft-power" du Qatar dans lequel j'apporte des éclairages notamment sur le tropisme des dirigeants du Qatar envers la France. L'article a été traduit en anglais et posté sur le site "Al Monitor". Nous mettons ci-dessous l'article en anglais :

The Greek government, in the midst of a severe economic crisis, recently decided to knock on Qatar's door for a chance at survival. It hopes that Qatar will help it overcome its crisis, or at least alleviate some of the burden.

Many European countries have gone down a similar path with Qatar. This raises questions regarding the relations between Europe and Qatar, and about how this small Gulf state has become such an important player among major countries.

La fin de la présidence Sarkozy va-t-elle sonner la fin des relations très étroites entre le richissime émirat du Qatar et la France ? La rencontre, prévue jeudi 7 juin 2012, entre François Hollande et le premier ministre qatari, le Cheikh Hamad Ben Jassem Al-Thani devrait permettre d’en savoir plus sur l’évolution des relations entre les deux pays.

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