Cour internationale de justice 790x382Credit : Website Lundi 23 juillet, la Cour internationale de Justice (CIJ) a tranché en faveur du Qatar dans son différend l’opposant aux Émirats arabes unis. Cette décision, qui s’ajoute à d’autres déboires diplomatiques, met Abou Dabi sous pression.

Dans la nuit du 5 au 6 juin 2017, l'Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, Bahreïn et l'Égypte ont rompu toutes leurs relations avec le Qatar en l'accusant, entre autres griefs, de « soutenir le terrorisme ». S’en est suivi un blocus aérien, maritime et terrestre isolant sévèrement l’émirat ainsi que l’expulsion des citoyens qataris des pays du Quartet.

Loin de plier et réfutant les accusations, l’émirat a démontré au cours des treize derniers mois sa capacité de résilience en s’adaptant à cette nouvelle donne régionale.

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1112704 prodlibe mohammed vi et mohammed bin salman bin abdulaziz al saoud a l elyseeLe journal Libération a publié une tribune sur l'Arabie Saoudite signée par trois personnalités dont le directeur de L'Observatoire du Qatar. Ils y dénoncent le manque de clairvoyance de certaines élites françaises sur la prétendue "révolution" qu'entreprendrait le nouveau pouvoir saoudien à l'heure de l'effroyable guerre au Yémen et du durcissement autoritaire à l'oeuvre au sein de la monarchie notamment vis-à-vis des militantes féministes. Cette contribution paraît au lendemain de la réunion en trompe l'oeil tenue à Paris et voulue par l'Elysée et Riyad sur la situation humanitaire au Yémen. 

Extrait de la tribune : "Sur le plan régional enfin, est-il utile de rappeler que le régime joue un rôle moteur dans la déstabilisation d’une grande partie du Moyen-Orient ? Le soutien aux groupes islamistes en Syrie commence à se tarir. Mais à Bahreïn, ce sont ses troupes d’occupation qui, depuis sept ans, maintiennent à bout de bras la monarchie sunnite des al-Khalifa qui a failli être renversée par un mouvement populaire exigeant plus de justice sociale. Depuis, la majeure partie de la population de l’archipel vit sous la loi martiale avec arrestations arbitraires, interdiction des partis politiques, blocus total contre les villages «dissidents» et déchéance de nationalité au quotidien… Au Yémen, guerre voulue et déclenchée par MBS alors qu’il était ministre de la Défense, le massacre se poursuit en silence et le pays, après une épidémie de choléra, est menacé par la famine. La situation ne fait aujourd’hui qu’empirer avec l’assaut violent ordonné il y a quelques jours par les troupes saoudiennes et émiriennes sur le port d’al-Hodeida par lequel arrive la majeure partie des importations et de l’aide internationale."

Pour lire l'intégralité de la tribune, c'est à ce lien : http://www.liberation.fr/debats/2018/06/28/arabie-saoudite-une-dictature-acceptable_1662569 

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On Friday 1 June, the NGO “AIDL” (International Alliance for Defense of Rights and Freedoms) organized a conference with the theme “The Island of Socotra : between strategic importance, violation of international law and regional interests”. The event took place at the City Hall of the 2d Arrondissement of Paris.

Several experts, journalists and lawyers attended to denounce the aggressive policy of the United Arab Emirates.

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ob dea71b yemen aden eauCes dernières semaines, la presse arabe bruissait d’informations sur l’occupation de l’île yéménite de Socotra par les Emirats. L’avenir de ce territoire pourrait sonner le glas de la coopération entre Riyad et Abou Dhabi dans la guerre meurtrière que les deux monarchies mènent au Yémen.

Depuis quelques semaines, un bras de fer médiatico-géopolitique se trame en marge de la guerre du Yémen. Au delà du martyr dont est quotidiennement victime le peuple de l’un des pays les plus pauvres de la planète, c’est à un îlot situé à 350 kilomètres que l’une des partitions les plus importantes du conflit se joue actuellement.

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image actu debat 3Le colloque sur le Yémen organisé mardi 27 mars à la mairie du IIe arrondissement de Paris a été fort utile. Apportant des éclairages sur les différentes facettes du conflit, l’événement a rassemblé universitaires, journalistes, acteurs humanitaires ainsi qu'un parlementaire.

À l’occasion du troisième anniversaire de la guerre au Yémen, le site Orient XXI a organisé en partenariat avec l’Alliance internationale pour la défense des droits et libertés (AIDL) et l’ONG Action des chrétiens pour l’abolition de la torture (ACAT) une importante rencontre faisant le point sur un conflit qui a plongé dans le chaos le pays le plus pauvre de la péninsule arabique. Pendant plus de trois heures, une dizaine d’orateurs se sont succédés sur trois tables rondes devant un public nombreux.

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738 000 sm6okCredit : France cultureCela fait désormais trois ans jour pour jour que la guerre au Yémen a débuté. Malgré les déclarations grandiloquentes des responsables de la coalition arabe, le conflit s’est transformé en véritable Vietnam moderne pour Riyad et ses alliés.

Dans l’esprit de ses initiateurs, la guerre au Yémen débutée fin mars 2015 ne devait durer que quelques semaines. Confiant dans sa force de frappe et souhaitant démontrer à la face du monde sa capacité à asseoir son leadership sur la péninsule arabique qu’elle considère comme son pré-carré inviolable, l’Arabie Saoudite fanfaronnait à l’heure où de substantiels changements s’opéraient au plus haut niveau de sa hiérarchie dynastique.

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yemen saudi strikes 2016 1 27 1024x595La situation au Yémen atteint un niveau humanitaire dramatique. Subissant les foudres d'une coalition qui multiplie les bavures, le pays s’enfonce dans un cauchemar dont les principaux bénéficiaires risquent d’être les formations radicales.

La guerre au Yémen vient de passer le cap des 1000 jours. Lancé en mars 2015 à l'instigation de l'Arabie Saoudite, ce conflit devait normalement permettre de rétablir un ordre politique stable dans ce pays qui compte parmi les plus pauvres de la planète. Il n’en a rien été et depuis maintenant près de trois ans, c’est toute la nation yéménite qui paie la facture d’une confrontation dont l’un des enjeux est la rivalité qui oppose Riyad à Téhéran dans la course au leadership régional.

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Mohammad bin Salman Al SaudLa situation en Arabie Saoudite s’est brusquement tendue. Samedi 4 novembre, les autorités ont arrêté des dizaines de hautes personnalités dont des ministres et des princes de la famille royale. Décidé au plus haut sommet de l’Etat, ce tour de vis clôt une entreprise de monopolisation du pouvoir par un clan de la dynastie et annonce l’avènement d’une nouvelle ère pour le royaume wahhabite.

La liste des dignitaires mis à pied donne une idée de l’étendue du coup de filet opéré en une soirée. Parmi les plus hauts placés, on trouve d’abord d’éminents représentants de la famille royale comme Met’ab ibn Abdallah qui occupait le poste névralgique de chef de la Garde nationale, ou son frère Turki qui avait été gouverneur de la province de Riyad.

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5211073 6 5986 la commission qui a ordonne les 29bffe3c49d543d962afb1132794c3d0Samedi 4 novembre, l’Arabie Saoudite a vécu une mini-révolution de palais. Dernièrement propulsé au sommet de l’Etat, le jeune prince héritier a limogé des dizaines de hautes personnalités dans une opération « anti-corruption » inédite.

On connaissait l’impétueux Mohamed ben Salman déterminé à sortir son pays du conservatisme social, on découvre désormais le MBS (son surnom tiré de ses initiales) prêt à tout pour monopoliser les centres de pouvoir quitte à mettre en péril les fragiles équilibres au sein de la famille royale. Car ce qui se trame en Arabie Saoudite depuis samedi 4 novembre n’est, ni plus ni moins, qu’un coup de force destiné à liquider toute forme d’opposition en vue d’offrir au prince de trente-deux ans les pleins pouvoirs et de le hisser, dans un avenir relativement proche, à la tête de la couronne princière.

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qatararmeeCredit : Al Arabiya Le Qatar a annoncé avoir perdu trois de ses soldats au Yémen dans le cadre des opérations militaires de la coalition arabe. Lancée depuis mars 2015, cette dernière vise à rétablir l'autorité du président Abd Rabbo Mansour Hadi face à la contestation essentiellement menée par les forces rebelles houties.

C'est l'agence officielle QNA qui en a fait l'annonce dans la nuit de lundi à mardi. Citant un communiqué des forces armées du Qatar, l'agence a indiqué que trois hommes "sont tombés en martyr lundi" qui correspondait au premier jour de l'Aïd al-Adha, fête du sacrifice et jour le plus sacré du calendrier musulman. Les circonstances exactes de leur mort n'ont pas été précisées.

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