ODL photo1/ Le récent accord de Riyad qui a permis le retour des ambassadeurs des Émirats arabes unis, de l’Arabie Saoudite et du Bahreïn au Qatar semble sceller une forme de réconciliation entre les Etats rivaux du Conseil de coopération du Golfe (CCG). Comment percevez-vous cet événement : réelle décrispation ou détente en trompe-l’œil ?
 
Ni l’un ni l’autre. On ne peut pas parler de décrispation car les causes de la tension sont toujours là : la politique étrangère du Qatar qui diffère sérieusement de celle de l’Arabie Saoudite, des Émirats et du Bahreïn, sans parler des frictions épidermiques entre les souverains de ces monarchies. Mais la volonté de mettre fin à la crise est réelle car une crise durable entre les régimes alliés au sein du Conseil de coopération du Golfe aurait été catastrophique pour tous.
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arton676-resp560 Tamim ben Hamad Al-Thani, émir du Qatar. Erin A. Kirk-Cuomo/US Secretary of Defense, 10 décembre 2013.La décision du Qatar de demander à plusieurs dirigeants des Frères musulmans de quitter son territoire marque une évolution de la politique de Doha. L’émirat cherche à aplanir les tensions avec l’Arabie saoudite, au moment où l’État islamique menace tous les États du Golfe. Dans le même temps, le Qatar récuse les accusations portées contre lui d’aider les groupes djihadistes.

C’est une décision qui interroge sur un éventuel basculement de la diplomatie du Qatar : samedi 13 septembre, sept cadres de l’organisation des Frères musulmans ont été invités à quitter l’émirat.

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Egypte QatarPhoto des drapeaux : FlickrSept membres influents de l’organisation des Frères musulmans égyptiens ont été priés de quitter le Qatar. Cette annonce arrive dans un contexte de crise politique qui redistribue les cartes dans la région du Moyen-Orient.

L’information a été divulguée par Amrou Darrag, membre influent de la confrérie et ancien ministre de la Coopération internationale à l’époque de la présidence de Mohamed Morsi.

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EIIL.JPG Chercheur et consultant sur les questions islamistes, Romain Caillet est un universitaire spécialiste du salafisme contemporain. Ses travaux sont également consacrés à la guerre civile syrienne et plus largement aux rapports sunnites/chiites dans le monde arabe. Installé depuis septembre 2010 à Beyrouth, il a vécu trois ans au Caire et deux ans à Amman.

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Rares sont les écrits qui peuvent dresser un tableau exhaustif de la diplomatie du Qatar. Souvent perçue comme contradictoire, brouillonne voire acrobatique, un nouvel ouvrage vient de paraître et fait le point sur la question. Salutaire.

 

C’est un ouvrage qui vient de sortir et qui comble un vide. Le livre de l’universitaire Jamal Abdallah « As-siyyassa al kharijiyya li dawlat qatar (2013-1995), rawafi’uha wa istratijiyyatiha », « La politique étrangère de l'Etat du Qatar  (1995-2013) : ses objectifs et ses stratégies » est paru lundi 26 mai. Publié par Al Jazeera center for studies à Doha et  l’Arab scientific publishers de Beyrouth., cette contribution fait le point sur ce qui est considéré comme l’une des principales énigmes de la scène diplomatique du Golfe de ces vingt dernières années : comment un pays considéré comme un micro-Etat a pu, en si peu de temps, émerger comme l’un des principaux acteurs politiques du Moyen-Orient ? Publié en arabe, le livre devrait bénéficier d’une traduction en d’autres langues. La carence d’études universitaires sur ce sujet est en effet telle qu’on imagine qu’une mise à disposition de cet écrit dans d’autres langues devrait prochainement être à l’ordre du jour.

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