312b7f86 c9f9 4d3b b1ac a6189d232de3Le sommet extraordinaire de l'Organisation de la coopération islamique (OCI), qui s’ouvre aujourd’hui à Istanbul pose une question importante : comment un monde musulman divisé peut-il apporter une réponse forte à l'unilatéralisme américain sur la question de Jérusalem ?

Le sort de Jérusalem (al-Qods en arabe) est au centre des préoccupations du monde musulman. Déjà, en 1969, c'est la tentative d'incendie criminelle de la mosquée al-Aqsa par un extrémiste juif australien qui avait conduit à la fondation de ce qu’on appelait à l'époque l'Organisation de la conférence islamique. Basée à Djeddah en Arabie Saoudite, cette organisation internationale qui possède une délégation permanente aux Nations unies, regroupe les 57 pays musulmans à travers le monde. En plus de la défense de Jérusalem, elle vise à renforcer la solidarité entre ses États membres.

le president francais emmanuel macron g et l emir du qatar cheikh tamim ben hamad al thani d le 7 decembre 2017 a doha 5988228Credit : APLe président français Emmanuel Macron est en visite officielle jeudi 7 décembre au Qatar. Ce déplacement s'inscrit dans le cadre d'un renforcement des liens entre la France et cette monarchie du Golfe soumise à un sévère blocus depuis plus de six mois.

C'est le premier voyage du président de la République au Qatar et c'est le second en l'espace d'un mois dans la zone du Golfe. L'intensité de ces déplacements dans cette région donne une indication de son importance sur le plan stratégique, économique et sécuritaire.

Secretary Kerry Sits With His Fellow Foreign Ministers From the Gulf Cooperation Council Amid a Series of Meetings in Manama 26267411576 561x321 cLa crise qui secoue la région du Golfe persique entre dans son sixième mois. Alors qu’il y a encore quelques semaines, rien ne permettait d’espérer une amélioration de la situation, l’actualité brûlante du Moyen-Orient qui contraint les différents acteurs à revoir leurs priorités peut potentiellement ouvrir la voie à une détente.

Il est des dates et des événements qui entrent dans l’histoire sous le coup du hasard et le sommet annuel du Conseil de Coopération du Golfe qui s'est tenu mardi 5 décembre dans la capitale du Koweït en fait certainement partie. Alors qu’il a failli ne jamais avoir lieu, son maintien et son inauguration qui se déroule symboliquement le jour où la crise entre dans son sixième mois en fait un moment particulier pour l’histoire de la Péninsule arabique. Rarement en effet, un sommet du CCG n’aura été aussi attendu et rarement aussi, le Golfe n'aura été à ce point au bord de la rupture.

IMG 20171129 WA0004Un important colloque s'est déroulé à Paris mardi 28 novembre portant sur la crise dans la région du Golfe. Autour de deux tables rondes et devant une salle bondée, les intervenants ont débattu sur divers aspects d'un sujet qui domine aujourd'hui l'agenda du Moyen-Orient.

Organisé par le CEPS (Centre d'études et de prospective stratégique) ainsi que par le Club géopolitique, l'événement qui se tenait dans une salle de la prestigieuse Maison de l'Amérique latine présentait une belle allure. Ouvert par le directeur du CEPS, Loïc Tribot La Spiere qui a d'emblée rappelé l'esprit de convergence qui animait les organisateurs, le colloque prenait part alors que la crise dans le Golfe s'apprête à entrer dans son sixième mois.

000 U38LMLe roi du Maroc est actuellement en déplacement officiel aux Emirats arabes unis. Sa tournée dans la région l’amènera ensuite au Qatar pour une visite qui s’étalera sur plusieurs jours. Alors que la crise dans le Golfe s’installe dans la durée, Rabat souhaite-elle user de son influence pour jouer les médiateurs ?

Au cours de son règne qui va bientôt fêter ses vingt ans, le roi Mohamed VI a pendant longtemps privilégié une posture de retrait sur la scène internationale. Souvent absent des grands rendez-vous multilatéraux où il préférait envoyer son frère ou le chef de gouvernement, cette situation a soudainement changé à l’orée des années 2010. Depuis cette date, le monarque est bien plus présent dans l’arène mondiale, multipliant les déplacements et renforçant la position de son pays dans les négociations.

5211073 6 5986 la commission qui a ordonne les 29bffe3c49d543d962afb1132794c3d0Samedi 4 novembre, l’Arabie Saoudite a vécu une mini-révolution de palais. Dernièrement propulsé au sommet de l’Etat, le jeune prince héritier a limogé des dizaines de hautes personnalités dans une opération « anti-corruption » inédite.

On connaissait l’impétueux Mohamed ben Salman déterminé à sortir son pays du conservatisme social, on découvre désormais le MBS (son surnom tiré de ses initiales) prêt à tout pour monopoliser les centres de pouvoir quitte à mettre en péril les fragiles équilibres au sein de la famille royale. Car ce qui se trame en Arabie Saoudite depuis samedi 4 novembre n’est, ni plus ni moins, qu’un coup de force destiné à liquider toute forme d’opposition en vue d’offrir au prince de trente-deux ans les pleins pouvoirs et de le hisser, dans un avenir relativement proche, à la tête de la couronne princière.

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