Qatar ChineNews.cn/Xinhua/Wang Ye, 4 novembre 2014.Le 3 novembre, l’émir du Qatar a entamé une visite officielle de deux jours en Chine, son premier déplacement en Asie orientale depuis son accession au pouvoir en juin 2013. Cheikh Tamim ben Hamad Al-Thani a placé son voyage sous le signe de la coopération économique et énergétique. Mais, au-delà des accords gaziers et financiers signés, l’émir cherche à forger de nouvelles alliances diplomatiques.

Ponctuée par une entrevue avec le président Xi Jinping en Chine, la visite de l’émir du Qatar a donné lieu à une série d’accords qui incarnent la bonne santé des relations entre deux acteurs évoquant souvent la «  complémentarité  » de leurs échanges. Sur le plan économique, les banques centrales des deux pays ont conclu un accord sur les devises qui leur permettra «  d’échanger yuans et riyals pour un montant maximal de près de 35 milliards de yuans (soit environ 5 milliards d’euros)  ».

brLa délégation qatarie avec le président éthiopien / Crédit : thepeninsulaqatar.comL'émirat semble vouloir diversifier ses points de chute en matière d'investissement. Ses terres de prédilection visent désormais une partie du continent africain et se concentrent sur la coopération économique, immobilière, agricole et touristique.

 

qatar-national-bank-qnb-e1346334993348Qatar National Bank à Doha, Qatar. Crédit : QNB.com.qaLe Qatar doit bien évaluer les retombées économiques de la tenue d'un grand événement sportif comme la Coupe du monde. Cest ce que révèle une étude de la plus grande banque de l’émirat.

Il reste encore huit années avant le moment fatidique mais les autorités qataries veulent mettre en place le cadre le plus propice à l’accueil de l’évènement. Dans une perspective de prise en considération des expériences précédentes, la Qatar national bank (QNB) a rendu un rapport dans lequel elle met en évidence les différents scénarios à l’oeuvre pour l’émirat et ce, en se basant sur les retombées économiques du Mondial au Brésil.

photoLe Qatar est tributaire de ses réserves gazières gigantesques. Etat rentier, plus de 75% de ses revenus sont issus de la rente des hydrocarbures. Pour rappel, ce micro-Etat possède les troisièmes plus grandes réserves de gaz naturel au monde, derrière la Russie et l’Iran. C’est aussi le premier exportateur mondial de gaz naturel liquéfié. Pour sortir de cette économie mono-exportatrice, le Qatar mise sur le développement des énergies renouvelables, en particulier l’énergie solaire.

441Image de la conférence de presse tenue par le ministère de l'intèrieur à Doha. (AlJazeera Net)Ce sont des annonces qui vont faire l'effet d'une petite bombe. Mercredi 14 mai 2014, les autorités qataries ont annoncé une profonde réforme de la "Kafala", système mis en place depuis de nombreuses années et qui fait l'objet d'un faisceau de critiques. Maintenant un rapport de subordination entre l'employeur et l'employé, ce dispositif est décrié par les organisations de défense des droits de l'homme qui voient en lui l'une des sources des abus qui confinent de très nombreux ouvriers (notamment asiatiques) dans une situation de grande précarité.

Sans titre 13Eclairage dans cette vidéo de la stratégie de diversification économique de l'Etat du Qatar :

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