Tunisia 2020Credit : Website Le Qatar a annoncé mardi 29 novembre une aide à hauteur de 1,25 milliard de dollars (soit 1,18 milliard d'euros) à la Tunisie au premier jour d'une conférence internationale sur l'investissement. Cette contribution est de loin la plus importante des quarante pays participants. Cette rencontre vise à récolter au moins 30 milliards d’euros pour remettre sur les rails une économie tunisienne plombée par la période post-révolution.

"Nous avons face à nous en Tunisie un peuple qui a décidé de construire son pays en se basant sur la pluralité, la dignité et la liberté de l'être humain", a ainsi déclaré cheikh Tamim ben Hamad al-Thani en présence du président tunisien Béji Caïd Essebsi. De nombreux responsables étrangers venus d’une quarantaine de pays, dont le Premier ministre français Manuel Valls, avaient fait le déplacement pour assister à un rendez-vous central pour le redémarrage de l'économie du premier pays arabe qui a ouvert la voie des "printemps arabes". Le chef d'Etat qatari a ajouté« je suis heureux d'annoncer que l'Etat du Qatar va consacrer une somme de 1,25 milliard de dollars pour soutenir l'économie de la Tunisie et renforcer son processus de développement ».  L'émirat s’est particulièrement distingué puisque le montant promis est de loin la plus importante contribution annoncée lors de cette conférence internationale. 

QATAR GAZPort de Ras Laffan, l'un des plus grands centres d'exportation de gaz au monde. Credit : Le FigaroPremier exportateur de GNL (Gaz naturel liquéfié) au monde, le Qatar prévoit une lente augmentation de la demande mondiale en gaz en 2017. Cette projection arrive alors que l’émirat s’active pour arracher un accord au sein de l’OPEP afin d’orienter à la hausse un prix du pétrole historiquement bas.

Ces derniers mois, le Qatar n’a pas ménagé ses efforts afin d’obtenir un accord des pays producteurs pour mettre un terme au contre-choc pétrolier qui dure depuis l’été 2014. Alors que le prix du pétrole s’était établi pendant la séquence 2007-2014 à une moyenne de 100 dollars le baril, ce dernier a brusquement chuté depuis deux ans et demi. Cette dégringolade a mis la pression sur les finances des pays producteurs d’hydrocarbures même si les Etats concernés n’ont pas digéré l’impact de la même manière. Si les pétromonarchies comme le Koweït ou le Qatar semblent plus disposées à encaisser la baisse, il n’en va pas de même pour des pays comme le Venezuela, l’Algérie ou le Nigéria dont les équilibres budgétaires sont gravement mis en péril. Même la puissante Arabie Saoudite et le géant russe ont été contraints de prendre des mesures d’austérité drastiques qui peuvent potentiellement déboucher sur des grondes sociales.  

augmentations salarialesCredit : HaouiUne étude de la Banque nationale du Qatar prédit une amélioration des fondamentaux de l’économie qatarienne pour 2018. Celle-ci devrait permettre d’atteindre un budget équilibré sous l’effet conjugué d’une remontée des cours du pétrole et de nouvelles mesures fiscales.

Après quatre années de difficultés dues à un cours du brut au plus bas, l’économie qatarienne devrait renouer avec un cercle vertueux dès 2018. C’est ce qui ressort d’un rapport publié il y a quelques jours par la Banque nationale du pays.

Projet de lancement d'un "Wall Street" au Qatar

mercredi, 21 septembre 2016 22:32

wallstreetCredit : Al JazeeraAvec la fin du chantier de l'imposant complexe Meshreib du centre ville, l'émirat escompte doper l'activité financière de la place de Doha.

Le Qatar va prochainement déplacer son centre d'affaires vers le centre-ville afin d'animer l'activité financière de cet espace symbolique de la capitale. Yousuf Mohamed al-Jaida, responsable du Qatar Financial Centre (QFC), a déclaré que des entreprises, dont son entitédéplaceront leur siège l'an prochain vers Meshreib dont la réhabilitation a coûté près de 5 milliards d'euros et s'est étalé sur plusieurs années

OPEPCredit : Impact 24Le ministre algérien de l’Énergie, Noureddine Boutarfa, s’est rendu lundi 5 septembre à Doha pour y rencontrer son homologue qatarien Mohammed Saleh al-Sada ainsi que le secrétaire général de l’Opep, Muhammed Sanusi Barkindo. Cette visite a permis de faire le point sur la situation du marché pétrolier en prévision de la réunion informelle de l’Opep prévue le 27 septembre à Alger.

Cette rencontre algéro-qatarienne s’inscrit dans le cadre du développement de la coopération entre les deux pays dans le domaine de l’énergie. 

Selon une source diplomatique citée par le quotidien algérien Al Moudjahid« la réunion tripartite a été consacrée à l’analyse de la situation du marché pétrolier international et à la préparation de la réunion informelle de l’Opep prévue à Alger. Elle vise aussi à parvenir à des solutions consensuelles entre pays producteurs, qui permettraient de stabiliser le marché pétrolier à un niveau de prix acceptable ».

rechercheqatarCredit : Qatar FoundationLe journal académique Elsevier, publié à Singapore, a consacré une étude intitulée « pourquoi de nombreux chercheurs s’installent au Qatar ? ». Elle met en exergue les progrès scientifiques réalisés par l’émirat, notamment dans le domaine de la recherche fondamentale. Selon l’enquête, le Qatar est devenu l’une des destinations favorites des chercheurs et universitaires étrangers.  

Ce rapport a porté sur le nombre de publications, sur la collaboration entretenue avec les chercheurs ainsi que sur le nombre d’universitaires se déplaçant dans et dehors de chacun des 77 pays visés par l’étude. L’une des conclusions est qu’un nombre important de chercheurs étrangers se tournent vers le Qatar (18%), portant ainsi l’émirat parmi les destinations privilégiées du milieu académique international.

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